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Axel Vannier Photographe

Pour mieux te comprendre et t'accompagner : j'ai osé la nudité devant l'objectif

Je suis photographe spécialisé en photo thérapeutique. J’accompagne des gens à se reconnecter à eux-mêmes à travers des images.

On parle du rapport à soi, à son image, à son corps, et dans ce cadre on évoque bien sûr le sujet de la nudité en séance photo, les limites qui sont propres à chacun.e, les peurs qu’elle peut susciter, est-ce qu’on a envie d’aller dans cet univers là ou bien pas du tout, …

Et en tant que photographe accompagnant, ça faisait longtemps que je voulais tester moi aussi le fait de me mettre à nu devant un objectif.

J’avais envie de comprendre, mieux – de ressentir – ce que cela peut faire de se retrouver nu en séance photo, les peurs ou les appréhensions que je pouvais avoir, mais aussi ce que cela peut susciter face à des images de mon corps, les émotions qu’elles font émerger.

Je parle souvent d’oser, de ne pas craindre l’enjeu car la récompense est bien souvent plus belle que la peur qui la cache.

J’estime que pour franchir un cap dans ma pratique et dans mes accompagnements, il était temps pour moi aussi de faire ce pas.

Et j’ai fait un choix délibéré : celui de demander à une photographe femme de faire cette séance, pour vraiment vivre ce que mes clientes vivent quand elles hésitent face à un photographe homme. Pour comprendre, de l’intérieur, ce qui les paralyse parfois.

Et voilà ce qu’il s’est passé.

Le doute, avant

Avant cette séance, j’avais peur. Se dénuder devant un.e inconnu.e n’est pas anodin, ça demande un vrai lâcher-prise, ça peut créer une sorte de vertige, mais surtout cela amène tout un tas de questions qu’on n’ose pas vraiment formuler à voix haute.

La nudité, c'était presque le plus simple

Bien sûr, la nudité en elle-même fait peur. On vit dans une société où, paradoxalement, la nudité fait à la fois partie du « paysage » dans les médias et est en même temps extrêmement tabou.

Alors se montrer entièrement nu devant quelqu’un, c’est accepter sa vulnérabilité. Tu es exposé, tu ne peux pas te cacher, il n’y a pas de vêtement pour te « protéger ».

En revanche, la nudité physique est une peur que l’on peut nommer, que l’on peut accepter presque comme un « risque à prendre ». C’est même quelque chose dont j’ai parlé avec la photographe en amont de la séance, tout comme j’invite mes clientes à me faire part de leur appréhension avant toute séance. C’est une manière de lever les tabous avant qu’ils ne deviennent des freins.

La vraie peur n'avait pas de nom

Ce qui me causait une appréhension était en fait plus subtil : c’était la dynamique.

Homme nu devant une photographe femme. Comme mes clientes, nues devant un photographe homme. Ce n’est pas un détail, et c’est exactement pour cela que j’ai choisi exprès une femme photographe pour comprendre.

Parce que moi, je suis un homme photographe avec surtout des clientes femmes. Et je sais qu’elles arrivent parfois avec une appréhension silencieuse. Une question qu’elles ne posent jamais, mais qui tourne en boucle : « Et si… » Et si la nudité devant un homme ne reste pas neutre ? Et si mon intention n’est pas ce que je dis ? Et si quelque chose d’autre rentre en jeu ?

Je voulais vraiment comprendre cette peur-là, et surtout comprendre les mécanismes qui la font retomber. Vivre ce doute de mon côté m’aiderait à mieux la dissiper chez les autres.

Ma vision biaisée de moi

Et puis bien sûr, j’avais ma propre vision de mon corps. Comme je le dis souvent, on ne se voit jamais de façon « avantageuse » : on ne peut que se voir de face, la plupart du temps dans le reflet de la salle de bains, avec une lumière blafarde et pas flatteuse, et une tête au réveil qui l’est encore moins.

Je n’ai jamais eu de réel complexe par rapport à mon corps, j’avais plutôt une vision neutre vis-à-vis de moi-même. Mais je savais aussi que j’en avais forcément une vision déformée, et j’étais à la fois impatient et un peu nerveux à l’idée de me découvrir tel qu’une autre pouvait me voir. Finalement, une question simple tournait en boucle : « Comment je vais me sentir vraiment ? » « Vais-je lâcher prise ou rester raide de contrôle ? » « Est-ce que ce moment va être ce que j’imagine ? »

Le moment présent, pendant

La chose incroyable qui s’est passée, c’est que j’ai ressenti la même chose que lorsque c’est moi qui suis le photographe. J’ai ressenti exactement ce que je dis à mes clientes car je l’avais constaté sur d’autres avant elles.

Dès que la séance commence, la réalité contredit ces peurs. Elles n’étaient que des histoires qu’on s’était racontées.

Et surtout, j’ai été rassuré de voir que ce qui crée cette confiance, c’est précisément ce que je mets en place depuis longtemps dans mes séances.

Le cadre professionnel change tout

Et ça, ce n’est pas quelque chose qui arrive au fur et à mesure que la séance avance. Non, c’est quelque chose qui se ressent immédiatement.

À partir du moment où j’arrive, il y a quelque chose qui est clair. Un cadre. Une éthique. C’est une véritable structure de confiance.

Et dans ce cadre-là, j’ai réalisé quelque chose de fondamental, que je savais en tant que photographe, mais que j’ai expérimenté en tant que client : une séance, ce n’est pas une dynamique homme-femme, c’est une dynamique photographe-modèle.

C’est peut-être bête à dire, mais c’était puissant de le vivre. Elle ne me « regardait » pas — elle me « photographiait ». C’est une différence énorme. Une regarde, juge, évalue, pense. L’autre crée, compose, cherche à capturer quelque chose.

Et une fois que j’ai ressenti ça, les appréhensions se sont simplement envolées. On était juste présents dans notre rôle, rien de plus.

Quand la nudité devient naturelle

Les appréhensions tombent immédiatement, mais quid du fait d’être nu ? Dans les premiers instants, on y pense forcément. Mais tout comme on pense en début de séance à comment poser, quelle gestuelle adopter, quelles expressions, quel regard… Et très rapidement, j’ai arrêté de penser à la nudité en elle-même, de me demander comment je me sentais, de me juger. J’étais juste… présent. Vivant. Là.

Et c’est dans ces moments-là que quelque chose se passe vraiment. Quand tu arrêtes de te battre contre toi-même, quand tu acceptes de simplement être, les images deviennent différentes. Elles sont plus vraies.

J’avais compris pour d’autres. Pour la première fois, je le vivais.

La révélation, après

Puis vient le moment où on regarde les photos. Et là, c’est différent.

Ce qui fait mal au premier regard

Les premières images, c’était pas facile de les regarder.

Je vois les rides, je vois les plis de la peau, je vois un corps qui a son âge. Et automatiquement, une petite voix commence à énumérer les choses qui « ne vont pas ».

C’est curieux, hein. On regarde une image de soi et on cherche immédiatement ce qui n’est pas « assez ». Assez lisse, assez musclé, assez quelque chose.

La déception arrive en premier, elle est normale, elle est honnête.

Mais il y a un moment où ça bascule

Je ne sais pas précisément quand, mais à un moment, j’ai arrêté de chercher mes défauts. J’ai arrêté de comparer mon image à… un idéal imaginaire qui n’existe nulle part.

Et j’ai commencé à voir autre chose, exactement ce que je t’invite à voir quand c’est toi qui es la modèle

Les images qui touchent vraiment

Il y a plusieurs « types » de photos qui m’ont personnellement touchées. Ce n’est que mon ressenti, et il est propre à chacun.e quand on découvre ses images, mais pour moi ça a été dans un premier temps les expressions de mon visage : j’y ai retrouvé une certaine rudesse, comme un effort que l’on porte, vestige d’une ancienne vie pour moi. Et puis surtout j’y ai vu la douceur — celle que j’ai décidé de m’accorder et celle que tu mérites aussi de découvrir en séance avec moi. J’y ai vu celui que j’étais et celui que je suis devenu.

Et puis il y a aussi les photos de mon corps, celles où il est le sujet de l’image. Ces photos-là sont très fortes aussi : pas dans un sens pornographique ou provocateur, mais plutôt comme un témoignage de ce que je suis, avec mes « qualités » et mes « défauts ».

Je les ai trouvées belles, objectivement belles. Pas malgré mes rides ou en essayant de faire abstraction des plis de ma peau, mais avec tout ça, en acceptant qui je suis. En voyant la beauté qui existe ici et maintenant, avec ce corps-là qui est le mien.

Ce que les photos m'ont vraiment révélé

Voir des images de soi n’est pas un moment narcissique. C’est une confrontation honnête avec la vision de soi-même, avec ce qui nous fait plaisir de voir tout autant que ce qu’on aime un peu moins chez soi.

Ça permet de ressentir avec subtilité et sensibilité toute la complexité de son rapport à son corps, à son image. Et surtout ça permet de remettre de la bienveillance dans tout ça, et finalement de mieux s’accepter tel.le que l’on est, d’être en accord avec soi-même.

Une vision biaisée que je n'avais pas nommée

Avant cette séance, je pensais avoir une vision neutre de mon corps. Ni trop critique, ni trop complaisante, simplement neutre.

Mais en voyant ces images, j’ai réalisé que ma vision n’était pas neutre du tout, elle était biaisée. Je me voyais à travers un certain angle, un certain filtre qui m’était propre : c’était ma vérité, mais en aucune cas ce n’était la vérité.

Ce que j’ai vu dans les photos de moi, c’est une autre vision de moi-même, un autre regard porté sur moi, sur mon corps. Et ça fait relativiser, on prend du recul et on se rend compte qu’il y a probablement autant de vérités que de personnes qui nous voient.

Et surtout on découvre la beauté que d’autres peuvent voir en nous et que l’on ignorait. Et on ne va pas se mentir, ça fait un bien fou !

La beauté, mais quelle beauté au juste ?

Il y a ce qu’on pense être la beauté, et il y a le fait de se trouver belle ou beau.

Il y a une sacrée différence entre se dire « je suis belle/beau » et « je vois la beauté authentique » sur ces photos.

Beaucoup des images que j’ai vues ne correspondent pas à un standard de beauté. Mais elles ont quelque chose de plus puissant. C’est une beauté vraie, une beauté qui dit « je suis vivant, je suis entier, j’existe ».

Et cette beauté-là touche plus que n’importe quelle perfection de magazine.

Voir ses propres émotions

Ce qui m’a vraiment surpris, c’est de lire à travers moi comme dans un livre ouvert. J’y ai vu qui je suis, comment je me suis construit, où j’en suis dans mon propre parcours. J’y ai vu les moments joyeux comme les peines, j’y ai vu les transitions vécues, et surtout j’y ai vu un homme avec son propre parcours, ses propres émotions, et qui avance sur son chemin.

Ce qui m’a ému, c’est de voir en moi cette tension entre qui j’étais et qui je suis devenu. Cette dualité entre une certaine dureté que j’ai portée pendant longtemps, et cette douceur que je réussis mieux aujourd’hui à m’apporter à moi-même.

Qui je suis devenu n’a pas effacé qui j’étais, et le voir en image m’a permis de vraiment accepter cette évolution.

Quand je parle de transformation intérieure dans mes accompagnements, je parle exactement de ça, et c’est ce qui a un côté magique avec la photo : elle permet de mettre en lumière toute l’histoire qui fait de nous ce que nous sommes. Elle permet d’ancrer notre propre transformation de manière positive. De faire la paix avec ce qui nous a permis d’évoluer et de devenir qui l’on est.

Ce qui a changé pour moi… et pour mes clientes

Grâce à cette expérience, j’ai pu ressentir ce que mes clientes expriment. J’ai pu mettre des sensations sur leurs propres mots.

La dynamique d'une séance

Les peurs qu’on traîne avec soi avant une séance — la nudité, les appréhensions liées à la situation — elles disparaissent naturellement grâce au cadre professionnel.

Cette dynamique et les sous-entendus qu’elle pourrait susciter n’existe tout simplement pas : il s’agit d’une relation photographe-modèle, le sexe et le genre des personnes n’intervient en rien dans la dynamique de la séance.

Je le savais évidemment pertinemment dans ma posture de photographe, mais j’ai pu le ressentir aussi dans celle — plus vulnérable bien sûr — du modèle. Et ça fait toute la différence !

L’appréhension ou les doutes sont bien réels, légitimes, naturels, mais la confiance construite avant la séance les fait simplement disparaitre.

L’avoir ressenti me permet de mieux l’exprimer, de mieux rassurer toutes celles qui la ressentent avant une séance.

Et c’est ce que j’explore en détail dans mon article sur le jour où l’on comprend qu’on s’est oublié : cette prise de conscience que nos peurs sont souvent des constructions mentales, pas des réalités.

La réconciliation avec son image

Se voir en photo peut être perturbant, dérangeant. J’en avais conscience bien sûr, j’ai vu les réactions de mes clientes, j’ai vu les pleurs — souvent de joie, mais j’ai aussi vu les difficultés à se regarder.

Maintenant je les ai ressentis dans mon corps. Là aussi, ça fait toute la différence. Je ne te dis pas que ce sera plus facile, mais l’ancrage par l’expérience est quelque chose d’extrêmement puissant.

Je saurai mieux mettre les bons mots dans ces moments où tu te sentiras peut-être en situation de fragilité. Et surtout j’ai vu le chemin qui conduit à passer de la difficulté à se voir à l’acceptation de soi, donc je pourrai mieux t’y guider.

Pourquoi cette expérience m'a rendu meilleur photographe

Je sais maintenant ce que c’est de vraiment lâcher prise, pas seulement comme concept intellectuel, mais comme expérience viscérale dans mon corps. Je sais ce que signifie se sentir complètement nu, vulnérable, exposé, et découvrir que c’est précisément à ce moment-là qu’il se passe quelque chose de magique.

Je sais comment on se sent en voyant ses propres images pour la première fois : cette déception qui monte, ce jugement automatique qu’on s’inflige, et puis ce basculement progressif quand on arrête enfin de chercher ses défauts. Je peux rassurer les gens avec certitude absolue parce que j’ai senti tout ça, pas pour eux, mais pour moi-même. Et ça, c’est une crédibilité qu’on ne peut pas simuler.

C’est exactement ce que j’explique dans mon article sur les 7 bienfaits de la photographie thérapeutique : cette transformation qui se produit quand tu acceptes vraiment de te voir tel que tu es.

Je comprends aussi que cette expérience n’était pas qu’une question personnelle. C’était surtout une manière de vraiment comprendre, profondément, ce que ça signifie de revenir à soi, de se voir autrement, de retrouver une vision honnête de son image. Et en quelque sorte de normaliser ça pour les autres. Si moi j’ai osé, si moi j’ai traversé cette nudité et cette confrontation aux images, alors tu peux le faire aussi.

Si tu doutes encore d'oser

Si tu lis cet article et que tu te demandes si c’est vraiment pour toi, je veux que tu saches quelque chose d’important. C’est absolument normal d’avoir peur. Toutes les peurs que j’ai ressenties avant cette séance — la nudité, la vulnérabilité, le jugement potentiel, la question de la beauté — elles sont légitimes. Et elles existent chez beaucoup de personnes, pas juste chez toi.

Pour les femmes qui hésitent face à un photographe homme, je veux te dire simplement ceci : je sais exactement ce que tu redoutes. Je l’ai ressenti moi-même, et je sais comment ça disparaît une fois qu’on est dans le cadre professionnel. Pour les hommes qui pensent que c’est « pas pour nous », vous vous trompez. C’est aussi pour vous, et ça peut vraiment changer des choses. Pour tous ceux qui ont peur de voir leurs rides, leurs plis, les traces de leur histoire écrite sur leur corps, vous allez découvrir qu’il existe une beauté authentique là-dedans. Pas celle des magazines, pas celle qu’on vous vend. Une beauté vraie, celle qui dit « je suis vivant, je suis entier, j’existe ».

Et si tu doutes encore, voilà ce que je veux que tu entendes : oui, c’est possible. Oui, ça en vaut vraiment la peine. Oui, tu en es capable. Parce que le jour où tu parviens à te voir vraiment — sans le filtre habituel que tu te mets, sans les biais que tu traînes — c’est le jour où quelque chose bascule en profondeur. C’est le jour où tu commences la réconciliation avec toi-même.

Si tu veux comprendre comment se déroule vraiment une séance photo avec moi et comment je construis ce cadre de confiance dont je parle, je t’invite à lire comment se déroule un accompagnement en photo thérapeutique. Tu y verras en détail le processus complet, étape par étape.

Et je serai là pour t’accompagner dans ce moment, avec toute la confiance et l’éthique que tu mérites.

À bientôt,

Axel

Je suis Axel Vannier, photographe spécialisé en photographie thérapeutique à Versailles, et j’ai osé vivre ce que je propose : nudité totale, confrontation à mes propres images, réconciliation avec mon image authentique. Cette expérience m’a appris que le cadre professionnel et éthique élimine les peurs. Que la beauté authentique existe. Et que c’est possible pour toi aussi.

Si tu veux comprendre ce que c’est, viens en discuter avec moi.

J’interviens aussi à Paris et dans de nombreuses communes des Yvelines (Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Rambouillet, Houilles, Les Mureaux, Élancourt, Maisons-Laffitte, Meulan, Montigny-le-Bretonneux, Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine)

Crédit photo : Anne Guillard

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