Axel Vannier Photographe

Portrait homme studio assis decontracte

Pourquoi je suis devenu photographe

Depuis tout petit, j’ai toujours été bluffé par la puissance des émotions que peut susciter la “rencontre” avec une œuvre artistique, que ce soit une photo, une musique que l’on entend, un film, … C’est même à ça que je reconnais ce que j’appelle une “belle” photo, un “bon” film, de la “bonne” musique : les poils se dressent, et un flot d’émotions se déverse en moi. Si je t’en parle ici, c’est que je suis profondément convaincu que ce qui m’a amené à faire de la photo mon métier se trouve dans ces émotions qu’il suscite. Je crois également que c’est cela que j’apporte avec moi, que je veux te transmettre pendant la séance, et qui en fera une expérience marquante pour toi.

Comment j’en suis arrivé là

Même si en regardant en arrière l’évidence me saute aujourd’hui aux yeux, mon parcours n’a pas été “marqué” par la photographie, j’y suis venu assez tard. J’ai en fait suivi un chemin sans me rendre compte que je faisais des choix “par défaut”, ou plutôt que je ne faisais que saisir les opportunités qui se présentaient à moi sans réellement mesurer si elles me correspondaient profondément ou non. Mon enfance a été marquée par le divorce de mes parents quand j’avais 4 ans, et au milieu duquel je me suis retrouvé ainsi que mes soeurs pendant toute mon enfance. Pour moi alors, il s’est agi de devoir devenir adulte très vite, se responsabiliser pour pouvoir m’assumer de façon autonome à un âge très (trop ?) précoce. Bref, être contraint à ne pas écouter ses émotions, ne pas laisser libre cours à son moi profond. J’ai donc fait ce qui s’est “présenté” : des bonnes notes à l’école, un tempérament plutôt discret, la soi-disant “voie royale” prépa-école d’ingénieur s’est ouverte. A la suite de cela, une carrière dans l’automobile pendant presque 20 ans, jusqu’au jour où j’ai été “obligé” d’écouter mon corps et mes émotions, et de comprendre que même si j’ai apprécié ce que j’ai fait, cela ne me correspondait peut-être pas tant que ça. En fait, ce sont les évènements négatifs majeurs de ma vie qui m’ont fait prendre conscience de cela : le décès de ma mère avant mes trente ans a été une première grosse secousse, mais qui n’a pas provoqué de remise en question profonde de mes choix de vie. En revanche, j’ai alors démarré un travail de développement personnel assez profond, et mes burn-out ainsi que le décès de mon père arrivé à la quarantaine ont “fini ce travail”.

Cela peut paraitre très “négatif” comme bilan, mais c’est tout le contraire : c’est grâce à tout ça que j’ai réussi à prendre conscience de ce que je voulais réellement, c’est grâce à tout ça que j’ai pu évoluer dans mon propre développement personnel, et c’est bien sûr grâce à tout ça que j’en suis arrivé à faire de la photo, et à travers ce métier de partager ce pouvoir de transformation de l’introspection.

De la photo à la photo de portraits

Quand j’ai quitté mon travail d’ingénieur, j’ai ressenti le besoin de prendre du temps pour moi-même et de poursuivre cette profonde introspection. J’ai été accompagné par deux formidables coachs, Lucero et Delphine, qui m’ont aidé à me poser les bonnes questions pour trouver ma voie. C’est lors de ce coaching que la photographie est apparue, devenant rapidement une évidence. Ce qui est amusant, c’est que j’avais l’impression d’entreprendre un changement radical de vie, sans réaliser à quel point je ne m’éloignais de rien mais au contraire, je me rapprochais de qui je suis vraiment. Ce sont mes proches qui m’ont fait prendre conscience de cela. Alors que je m’attendais à des réactions surprises en leur parlant de ma passion pour la photographie après avoir été ingénieur, tous, sans exception, ont trouvé ça « évident », naturel (comme quoi, les choses qui semblent évidentes pour ceux qui nous connaissent peuvent nous échapper parfois ;-)).

Mais arrivé à ce stade, j’étais convaincu d’avoir trouvé mon nouveau métier, mais je ne savais pas encore quel domaine de la photo me correspondait le mieux. J’ai commencé à me former intensément, à suivre une cursus complet dans une école photo, et c’est à ce moment-là que j’ai pu tester tous les domaines de ce merveilleux métier : photo de rue, de paysages, culinaire, … et bien sûr le portrait ! Et là, c’est aussi devenu une évidence : j’étais beaucoup plus à l’aise dans ce que je faisais, mais aussi je ressentais une énergie particulière, tout s’effaçait autour de moi, j’étais 100% dans l’instant présent. Que ce soit lors de reportages pour des évènements, pour des artisans ou bien sûr des séances individuelles, j’étais enfin “à ma place” !

De la puissance de l’introspection…

Pendant tout ce temps où je commençais à me former, me projeter dans ma nouvelle vie, bien sûr mon travail d’introspection et de développement personnel se poursuivait (et il se poursuit toujours, je suis persuadé que c’est un chemin qui nous anime toute notre vie). Et plus j’explorais le domaine du portrait, plus je comprenais que cela résonnait de façon particulière en moi, et plus il m’a paru évident que la photo était un formidable outil pour faire ressortir ce qui se joue à l’intérieur de nous.

C’est alors que j’ai rencontré Sophie, avec laquelle nous avons tout de suite bien “accroché” : un parcours professionnel similaire, fait d’une “belle” carrière dans nos domaines respectifs mais marqué par une perte de sens et un burn-out pour nous obliger à prendre du recul sur tout ça. Sophie avait bien avancé sur son propre chemin personnel, et elle a souhaité faire une séance avec ses enfants, adolescents, avec lesquels elle partage beaucoup de choses et dont elle est proche. Grâce à tout le travail qu’elle avait fait sur elle-même, elle était très claire sur ses besoins, l’importance d’immortaliser des moments de vie à ce moment là de l’évolution de ses enfants, profiter de ces moments qui passent. Toute la force des images que nous avons faites réside dans cette réelle connexion qu’elle a su trouver avec qui elle est au plus profond d’elle-même.

… au pouvoir de l’intimité

Sophie était alors en reconversion, elle est aujourd’hui hypno-thérapeute, et elle avait besoin de photos pour illustrer son activité. Nous avons donc fait une séance en extérieur, qui a été un vrai déclic pour moi, car on a réussit ensemble à utiliser son vécu, son histoire ainsi que les valeurs qu’elles voulait suggérer dans ces images pour créer des photos qui vont au-delà de cela. Tout ce qu’elle avait partagé avec moi de son parcours, son expérience, ses joies et ses tristesses, nous a aidé à ne pas faire de simple portraits d’elles, mais créer des images qui lui ressemblent. Cette séance nous a montré à elle comme à moi toute la puissance que l’on peut retirer à aller chercher une réelle intimité émotionnelle dans les photos.

L’expérience a été tellement réussie que Sophie a voulu, après son “rôle” de mère et de femme active, se confronter à elle-même en tant que femme, d’abord avec une séance très cocooning à son domicile, puis une séance de nu dans mon home studio. Le résultat a dépassé toutes nos attentes : Sophie, comme la majorité d’entre nous, n’est pas très à l’aise avec certains aspects de son corps, mais malgré cela, la relation de confiance que nous avons construite lui a permis d’oser de dévoiler, et surtout de découvrir à quel point cela lui avait fait du bien. Se rendre compte qu’on arrive à oser le faire, que malgré nos propres a priori sur nous-mêmes on peut se trouver beau en photo, oser s’assumer et assumer sa féminité et sa sensualité, tout cela a un effet libérateur, presque cathartique.

Au travers de cet exemple avec Sophie, je veux te montrer que l’introspection et le fait de se dévoiler dans son intimité, quelle soit physique, mentale ou émotionnelle, permet de donner une dimension supplémentaire à la séance photo, de ne pas faire de “simples” portraits, mais d’aller chercher au plus profond de soi-même, et cela se traduit non seulement par des images qui sont beaucoup plus impactantes, mais aussi par une expérience vécue beaucoup plus forte et intense.

Et toi dans tout ça ?

Pourquoi je te parle de tout ce parcours qui m’a amené à proposer ces séances intimistes ? Et bien tout simplement parce que je crois profondément au partage, et au fait que si je propose des séances intimistes, où tu vas être amenée à te raconter, te dévoiler, et bien il est normal que moi aussi je fasse ce chemin vers toi. Partager mon parcours me permet de te montrer comment j’en suis arrivé là, pour que tu comprennes ce qui sous-tend ma démarche et mon approche, ma façon d’aborder notre séance. Je suis intimement convaincu qu’on ne peut réaliser une séance ensemble que si une certaine connexion s’établit, c’est donc pour moi très important de commencer à créer ce lien en te partageant des choses qui sont profondément importantes pour moi.

Ce que tu retireras de tout ça, c’est une approche douce et bienveillante, une réelle volonté de ma part de partager un moment sincère, non pas une démarche marketing ou commerciale, mais quelque chose qui a du sens pour moi et qui résonne en moi au-delà des séances que je propose. Je pense sincèrement qu’avoir vécu ce parcours, ce chemin de vie, me permet aujourd’hui de t’apporter une réelle plus-value à ta séance, pour qu’ensemble nous puissions créer les images qui te ressemblent.

Si j’ai vécu tout cela, c’est pour qu’aujourd’hui cela me permette de t’apporter ma sensibilité, ma douceur au moment que tu t’apprêtes à vivre et aux photos que tu as envie de garder de toi. Peut-être as-tu vécu des choses similaires, ou alors certaines expériences évoquent des choses en toi, des pensées, des émotions, des sensations ? Si c’est le cas, alors je pense que tu es au bon endroit, je saurai être à ton écoute, à l’écoute de tes émotions et de tes ressentis, pour que tu puisses te sentir à ta place et accueillie telle que tu es.

Tout cela résonne en toi, mais tu hésites ? C’est ok, viens en discuter avec moi, je serai ravi de partager au moins ce moment d’échange ensemble.

A très bientôt !

Axel